Inverser n’est pas localiser
Le moyen le plus rapide de paraître étranger sur un marché arabe est de prendre une interface latine terminée, de l’inverser de droite à gauche et de la livrer. La direction est la partie facile. Tout ce qui fait qu’un texte arabe se lit bien (les chiffres, les coupures de ligne, les liaisons entre lettres, la typographie elle-même) ne suit pas automatiquement.
Là où cela se casse
Les chiffres sont le premier indice : mélanger chiffres arabes-indiens et latins, ou couper un numéro de téléphone sur deux lignes, montre que personne lisant l’arabe n’a vérifié le travail. Viennent ensuite les liaisons : les lettres arabes se connectent, et une police qui les étire ou les espace mal transforme une marque assurée en marque maladroite. Les formulaires, tableaux et graphiques héritent du même problème : une mise en page pensée de gauche à droite survit rarement à l’inversion sans que quelqu’un la reconstruise volontairement.
Pourquoi les clients le ressentent avant de pouvoir le nommer
La plupart des utilisateurs arabophones ne savent pas expliquer ce qui cloche dans une interface mal localisée, mais leur confiance baisse. La lisibilité n’est pas une préférence : c’est la différence entre un paiement qui convertit et un autre qui perd la vente en silence. Sur un marché où le choix est réel, « à peu près » se lit comme « pas pour nous ».
Concevoir dans les deux directions dès le départ
La solution n’est pas une passe de traduction à la fin. C’est de concevoir le système en arabe et en latin ensemble : typographie cohérente, gestion correcte des chiffres, mises en page nativement RTL et règles qu’un futur prestataire peut suivre. Le respect se voit dans les détails, et sur les marchés arabes, c’est dans les détails que la confiance se gagne.
Chez VIXART, l’arabe est dessiné avec la même intention que le latin, parce qu’une marque doit se lire clairement dans chaque langue dans laquelle pensent ses clients.